Facebook, toujours en tête des réseaux sociaux,

Facebook, toujours en tête des réseaux sociaux, bien devant tous ses concurrents, surtout lorsque l’on sait que Messenger et Instagram, notamment lui appartiennent.
Le seul petit cailloux dans les chaussures de Zuckerberg, c’est que les utilisateurs passent de moins en moins de temps sur ces plate-formes.
Un petit cailloux qui est un grand cailloux, lorsque l’on sait que le concurrent de Messenger, WeChat (de l’entreprise chinoise Telecent) progresse à pas de géants et avec un business model complètement différent.
En effet, alors que Facebook et ses satellites basent tout sur la publicité, pour ce qui est des revenus, Telecent s’est, elle, axée sur l’apport des services que rend sa plate-forme. De là que le temps passé sur les réseaux respectifs soient vus comme l’axe principal des campagnes tant des uns que des autres; les premiers regrettant la chute, les seconds misant tout sur le fait que l’utilisateur reste « rivé » le plus de temps possibles grâce à des appâts sous forme d’applications intégrées, de plus en plus nombreuses.
L’entreprise chinoise peut se le permettre; elle a eu, en effet, le coup de génie de développer une messagerie instantanée qui est aussi devenue un portefeuille virtuel, un outil pour envoyer des SMS, un répondeur pour son téléphone mobile, au point que la plupart des chinois ne paient plus que grâce à WeChat et au code QCR (du repas au snack, aux achats dans les supermarchés, en passant par la réservation de voyages, de tickets de concerts ou de taxis); au point, finalement, d’envisager, avec la bénédiction des autorités chinoises, de devenir la première banque mondiale en ligne (il est vrai que les premières « victimes » sont les banques qui voient des milliards ne plus transiter par chez elles). Ainsi, entre WeChat et AliBaba, le géant du commerce en ligne, la Chine possède des « tout-en-un » qui risquent bien d’amorcer un virage dans l’utilisation et des cellulaires et des réseaux sociaux.
Seul petit cailloux dans les chaussures de Tecent, la censure qu’elle exerce, sans que ses utilisateurs n’en soient conscients (puisque leur message part même s’ils ne sauront jamais que les destinataires ne l’auront jamais reçu); l’année dernière, par exemple, les mots « grève » et d’autres faisant référence à l’actualité politique du pays ont été ajoutés au système de blocage de l’application.
Facebook, Tecent, deux géants qui savent tout de leurs utilisateurs et qui se voient obligés d’entreprendre un virage qui pourrait s’avérer périlleux -tous les deux, avec la bénédiction des autorités compétentes respectives et pour le plus grand bénéfice de leurs actionnaires et patrons. Périlleux à quel point? Changement jusqu’où? Révolution numérique par les réseaux sociaux? L’avenir nous le dira.

José Camarena, directeur Espaceplus-Centre de Formation en Informatique du Pôle Numérique Fontenay.

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